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8 conseils pour décrocher votre premier job

7 minutes
Publié le 10/12/2020 - Mis à jour le 14/12/2020
L'Étudiant

Le démarrage, dans la vie professionnelle, n’est pas toujours évident. Mais vous pouvez facilement vous démarquer en mettant en avant non pas seulement vos compétences techniques, mais aussi vos qualités humaines. Retrouvez ici tous les conseils de Mathilde Helies, fondatrice du cabinet Fullemo, spécialiste des Ressources humaines.

1. Développez vos soft skills

70 % des salariés français ne connaissent pas les soft skills – ou compétences douces (source : étude OpinionWay réalisée pour Dropbox). Pourtant, le dernier rapport du Forum économique mondial met en évidence un socle de 16 compétences critiques pour le XXIe siècle, dont 10 sont liées aux soft skills ! C’est pourquoi ces dernières sont devenues fondamentales pour séduire les recruteurs.

Le conseil de l’experte : « Le bon sens, l’audace, le courage, la prise de responsabilités, l’autonomie, l’intelligence relationnelle et émotionnelle... Tout cela ne s’apprend pas forcément à l’école. Les soft skills peuvent être développées à travers des lectures, l’écoute de podcasts ou encore la visualisation de conférences TED. Bien sûr, les entreprises auront toujours besoin de compétences techniques, mais les capacités d’apprentissage, de débrouillardise et d’autonomie peuvent permettre à chaque jeune de révéler ses talents. »

2. Soyez acteur(rice) de votre employabilité

Les chiffres sont formels : le taux de chômage des non-diplômés est quatre fois supérieur à celui des diplômés d’un niveau supérieur à bac +2 (source : Insee). Pour autant, chacun peut se former à tout moment de sa vie et devenir acteur de son employabilité, à travers la formation continue, par exemple. Cela est d’autant plus important que la durée de vie des compétences techniques oscille entre 12 et 18 mois, tant la digitalisation accélère les processus. L’une des compétences clefs pour accéder au marché du travail est donc de développer son adaptabilité, à la fois en termes de compétences, mais aussi pour faire face aux mutations organisationnelles.

Le conseil de l’experte : « Peu importe son niveau d’études, il est essentiel de se rendre compte que l’on est co-responsable de son apprentissage et que cela ne s’arrête pas aux portes de l’université. Dans ce contexte de crise, je pense aussi qu’il est important de rassurer les jeunes en rappelant qu’il ne s’agit que d’un épisode ponctuel. De plus, les entreprises vont proposer de nouvelles façons de travailler, qu’il faut percevoir comme autant d’opportunités à saisir. C’est ce que l’on nomme la loi de l’attraction : si vous avez des pensées positives, vous attirerez les événements positifs. »

3. Adoptez une communication positive

Tout au long de votre parcours, vous avez sans doute expérimenté des choses que vous aimez et d’autres que vous appréciez moins. Si par exemple, vous avez opté pour l’alternance, peut-être que cela vous a conforté(e) dans vos choix, ou qu’au contraire, vous avez réalisé que vous vouliez prendre une autre voie.

Le conseil de l’experte : « Peu importe comment l’expérience a été vécue, ce qui est important, c’est d’être capable d’en parler de façon positive. Cela démontre une capacité à se remettre en question, à prendre sa part de responsabilité et à rebondir sur de possibles échecs. Pour adopter une communication positive, vous pouvez penser aux trois passoires de Socrate : est-ce que ce que je vais dire est utile, vrai et bienveillant ? C’est important, car cela permet de rassurer l’interlocuteur. Si vous adoptez un discours négatif, le recruteur pourra se dire que vous parlerez de la même façon de votre expérience dans son entreprise. »

4. Laissez une bonne empreinte partout

Une distribution de tracts, un job de baby-sitter ou de saisonnier(ère) durant l’été… Ne négligez jamais une occasion de faire grandir votre expérience. Chacune d’elles peut se valoriser et en dit long sur votre motivation et votre capacité à donner du sens à chaque chose. Tous ces petits boulots, ces stages, constituent les premières briques de votre expérience professionnelle.

Le conseil de l’experte : « Partout où vous passez, vous laissez votre empreinte. Je pense qu’il est important de se montrer toujours respectueux, consciencieux et professionnel. Peut-être que le copain du patron chez qui vous faisiez des petites tâches voudra vous embaucher parce que vous avez été chaudement recommandé(e). Il faut aussi savoir que dans la vraie vie, beaucoup d’entreprises n’hésitent pas à appeler votre ancien employeur pour savoir si cette expérience a été positive. Le côté dilettante est clairement dévastateur ! »

5. Travaillez votre personal branding

Le personal branding, ou marketing de soi, consiste à travailler son image, notamment sur les réseaux sociaux. Il s’agit en quelque sorte de vous « vendre » auprès de vos potentiels employeurs. Dans la sphère professionnelle, LinkedIn demeure l’outil n°1, mais vous pouvez aussi valoriser un compte Instagram, TikTok ou autre, surtout si vous visez un poste dans la communication.

Le conseil de l’experte : « Bien sûr, il faut faire attention aux photos que l’on poste, mais aussi à ses propos ! Un commentaire discriminant ou comprenant trois fautes dans une phrase, ce n’est clairement pas engageant pour une entreprise. »

6. Montrez-vous réactif(ve) et professionnel(le)

Si une offre d’emploi vous intéresse, soyez extrêmement réactif(ve). Souvent, les cabinets de recrutement cessent de consulter les CV lorsqu’ils ont reçu un nombre de candidatures jugé satisfaisant en volume et en qualité. Il faut aussi bien penser à faciliter la lecture du CV et que celui-ci soit adapté au poste visé. De manière générale, en dehors de certains postes plus créatifs, mieux vaut ne pas multiplier les tailles et les couleurs de police, et rester sobre et professionnel.

Le conseil de l’experte : « Il est essentiel de postuler rapidement, pour autant, il faut vraiment faire attention à tous les détails. Par exemple, certains titres de CV ne correspondent pas du tout au poste brigué ! De même, il n’est pas rare que des lettres de motivation comportent des erreurs grossières, comme un mauvais nom d’entreprise. Pour le recruteur, cela envoie de très mauvais signaux sur le professionnalisme du candidat. Vous devez aussi être capable de fournir rapidement les pièces demandées, comme un diplôme. Enfin, même si vous êtes en entretien virtuel, habillez-vous de manière professionnelle pour vous mettre en condition (pas de chaussons aux pieds !) ».

7. Valorisez aussi la sphère non-professionnelle

Lorsque l’on démarre dans la vie professionnelle, on n’a pas forcément un nombre important d’expériences à valoriser. Alors, il ne faut pas hésiter à mettre en avant d’autres projets comme du bénévolat, des voyages, la participation à des concours, ou encore évoquer ses passions.

Le conseil de l’experte : « Il ne faut pas oublier qu’au bout du compte, une entreprise embauche avant tout une personne. Peut-être partagez-vous des centres d’intérêt avec une personne, par exemple la pratique d’un sport. Ce qui est important, c’est d’être assez précis : ne vous contentez pas de dire que vous aimez la lecture, par exemple. Pour les recruteurs, il est très intéressant de permettre au candidat de parler de sa passion, car d’un coup, les barrières tombent et son visage s’illumine. C’est une excellente manière d’entrer en contact. À ce titre, j’adore la citation de Maya Angelou : “Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir”. »

8. Préparez votre entretien

Si vous êtes reçu(e) en entretien, n’arrivez pas les mains dans les poches. Vous devez vous renseigner sur l’entreprise (son histoire, sa culture) et être capable d’exprimer clairement pourquoi vous briguez ce poste. Vous devez pouvoir justifier vos choix, vos réussites, vos échecs, montrer que votre parcours a une cohérence. Si votre candidature est atypique, vous pouvez commencer par l’expliquer dans votre lettre de motivation, et poursuivre en entretien.

Le conseil de l’experte : « Pensez à être dans une écoute active. Beaucoup de candidats déballent leur speech sans répondre réellement aux questions du recruteur. N’hésitez pas à demander à votre interlocuteur de reformuler sa question. En somme, ne vous laissez pas trop envahir par le stress, car il existe un processus de contagion émotionnelle : c’est-à-dire que si vous passez un mauvais moment en entretien, votre interlocuteur aussi. C’est pourquoi il est essentiel de bien préparer votre entretien pour faire diminuer votre charge de stress. Il existe des méthodes efficaces pour structurer son discours comme la technique STAR. »

 

Le petit conseil en + : Pensez à bien relancer les entreprises, cela montrera votre motivation et votre ténacité (surtout pour un poste de commercial) ! En revanche, ne vous agacez pas. Si vous venez d’essuyer des refus, attendez d’être en bonne posture pour téléphoner à l’entreprise sous peine de renvoyer une image négative. Enfin, n’oubliez jamais que l’échelle temps de l’entreprise n’est pas du tout la même que celle d’un candidat… Patience !

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