Aller au contenu principal
# Découvrir les secteurs d'activités

Productions animales

4 minutes
Mis à jour le 20/05/2022
youzful logo
Sommaire

Avec ses 238 500 exploitations agricoles, le secteur de la production animale offre de nombreux débouchés. Contrairement aux idées reçues, le secteur ne se réduit pas au métier d’éleveur : vous pouvez aussi travailler dans la transformation, la commercialisation ou le conseil stratégique. Mais, depuis quelques années, la filière peine à recruter.

Présentation
du secteur

Élevage bovin, ovin, caprin, porcin ou équin, la production animale représente 238 500 fermes en France. Toutefois, le secteur bovin est le plus développé avec 161 000 exploitations.

Travailler dans une ferme ne vous attire pas ? Le secteur ne se cantonne pas aux métiers d’éleveur. « Comme toutes les filières agricoles, nous repérons des métiers de la production (vacher, responsable d’élevage par exemple) à la transformation (industrie agroalimentaire) en passant par l’agrofourniture (commerce d’aliments ou d’équipement d’élevage) et les métiers du conseil stratégique (économique ou technique) », explique Philippe Béaur de l’Apécita, l'association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture.

« Globalement, l’emploi dans ces filières est sous tension et, plus les métiers sont proches de la production, plus les difficultés de recrutement se font sentir », ajoute-t-il. 40 à 50 % des éleveurs ont plus de 50 ans et ne trouvent pas de remplaçant. La profession réputée pour ses contraintes horaires et des conditions de travail difficiles a du mal à attirer la jeune génération. Pourtant le métier a beaucoup changé. Les exploitations de plus grande taille, avec plus d’employés, permettent une organisation plus souple. Les éleveurs peuvent se ménager plus de temps libre et de congés.

Quels sont les métiers de la production animale ?

Chef d’exploitation

Plus de la moitié des professionnels de l'agriculture sont leur propre patron. L’exploitant agricole doit donc faire preuve de polyvalence. Il suit l'évolution du troupeau, supervise la production, suit les cours des produits et achète les matières premières, veille à l'entretien du matériel et des installations, se tient informé des réglementations et des tendances du marché. Il doit aussi être gestionnaire et manager. Pour réussir toutes ces missions et prendre les bonnes décisions, il s’entoure de conseillers (comptable, banquier, conseiller agricole).

Pour mieux connaître le métier d’éleveur, la Confédération nationale de l’élevage a créé le site Devenir-eleveur.com.

 

Contrôleur de performance

Derrière le terme de « contrôleur de performance » se trouvent deux métiers : le contrôleur laitier et le contrôleur de croissance. Le premier vérifie la production de lait des vaches, des brebis ou des chèvres, et effectue des prélèvements pour contrôler les valeurs énergétiques et nutritives du lait. Le second vérifie l’augmentation du poids des animaux à viande et prend les mensurations de l’animal pour s'assurer de son bon développement. Ils jouent aussi un rôle de conseiller auprès de l’éleveur.

 

Conseiller agricole

Le conseiller agricole travaille généralement pour les chambres d’agriculture. Son rôle est d’apporter des conseils à l’éleveur lorsque celui-ci en fait la demande. Il doit apporter des solutions pour améliorer ou développer l'activité de l'exploitation, ou encore choisir de nouveaux équipements.

Quelles études pour travailler dans le domaine de la production animale ?

Du CAP au bac

  • Le CAPA métiers de l’agriculture : vous pourrez choisir deux activités professionnelles spécifiques, en lien avec les besoins en main-d'œuvre de la région du lycée. Parmi les options de la première activité, vous trouverez élevage des porcs, des ruminants ou des volailles (aviculture). Pour la seconde activité, vous aurez le choix entre pastoralisme, transformation et vente de produits animaux, valorisation et vente des produits de l'entreprise.
  • Bac pro « conduite et gestion de l'entreprise agricole » (CGEA) support polyculture élevage : il est accessible après la 3e et vous formera à la conduite d'élevage, de l’alimentation, de la reproduction et du contrôle de l'état de santé des animaux.
  • Bac techno « sciences et technologies de l'agronomie et du vivant » (STAV) : ce bac vous permet d'acquérir une culture scientifique, technologique et humaniste, commune à l'ensemble des domaines couverts par l'enseignement agricole. Contrairement au bac pro qui vous permet de travailler immédiatement, le bac techno implique une poursuite d’étude.

 

BTSA productions animales (PA)

Après un bac pro dans le domaine de la gestion des entreprises agricoles, un bac STAV ou même un bac général à orientation scientifique, vous pouvez intégrer le BTS « productions animales » qui vous formera à la conduite d’élevage.

 

Licence professionnelle

Après un BTSA (agricole), vous pouvez poursuivre par une licence professionnelle comme la licence pro mention productions animales. Cette licence est également accessible aux étudiants titulaires d’une L2 dans le domaine des sciences de la vie ou d’un DUT dans le domaine de l’agronomie ou du génie biologique.

 

Écoles d'ingénieurs et vétérinaires (bac +5)

Élevage hors-sol, création et gestion de l'entreprise agricole, qualité et sécurité des aliments, aquaculture : certaines écoles d'ingénieurs offrent des options concernant l'élevage comme Agro Dijon qui propose dans le parcours ingénieur agronome une dominante ingénierie de l’élevage ou l’ENSAT qui propose une spécialisation systèmes et produits d’élevage.

Les écoles nationales vétérinaires, qui forment des vétérinaires en 5 ans, recrutent sur concours. Ces concours sont très sélectifs. Le taux de réussite oscille entre 7 et 20 % selon les concours.

Mentions légales
Logo

Pour maitriser votre budget

Description de l'offre

1 carte de paiement à contrôle de solde, 1 appli et 1 agence...

Mention pédagogique

Le tout pour 2€/mois !

Je découvre l'offre
Ne passez pas à côté de nos actualités, soyez notifié·es en temps réel.