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Spécialités au lycée: mon programme à la carte

3 minutes
Publié le 03/11/2020 - Mis à jour le 16/11/2020
L'Étudiant

Le baccalauréat nouvelle formule est une belle occasion de prendre votre destin en main. Élève de seconde, c’est désormais à vous de décider d’une partie des matières qui rythmeront vos deux prochaines années de lycée. Quel est votre profil ? Quelles spécialités allez-vous choisir parmi les 12 matières proposées pour la première ? Cette saine « prise de tête » s’impose, car plus votre choix des enseignements de spécialité en seconde sera affûté, plus vous serez en mesure de performer. On fait le point.

Le timing, d’abord

Le choix des enseignements de spécialité en seconde se fait en deux temps forts déterminants.

Étape 1 : dès le deuxième trimestre, vous devrez choisir vos trois spécialités pour la classe de première, en notant que tous les établissements ne proposent pas toutes les spécialités.

Étape 2 : entre janvier et mars de l’année de première, vous devrez dire quelle spécialité vous ne suivrez plus en terminale. Ce qui n’exclut aucune possibilité dans la poursuite de vos études supérieures !

L’objectif de cette nouvelle formule est avant tout de diversifier les profils des lycéens et futurs étudiants, pas de les enfermer dans des cases. À la clé, cela pourrait changer le profil de certaines formations, qui accueilleront un panel plus vaste d’étudiants d’horizons différents.

Et en pratique ?

Arts, Littérature, Langues et cultures de l’antiquité (latin ou grec), SES, Mathématiques, Numérique et Sciences informatiques… Voici quelques exemples puisés dans la liste des spécialités qui vous sont proposées et dans laquelle vous devez élire vos trois favorites. C’est peu dire qu’elles vont vous accompagner tout au long du lycée : en première, vous suivez trois de ces spécialités, quatre heures par semaine chacune. Et en terminale, vous n’en suivez plus que deux, mais le volume horaire passe à six heures hebdomadaires. Autant mettre toutes les chances de son côté en épluchant chaque matière avant de choisir ses enseignements de spécialité.

C’est vraiment à la carte, comme au restaurant ?

Oui et non. Quelles spécialités pour quelles études : c’est la grande question ! Certaines spécialités – notamment les mathématiques – sont pratiquement indispensables pour entrer dans des formations sélectives. Si vous faites l’impasse, vous aurez plus de difficultés à intégrer les écoles d’ingénieurs, prépas scientifiques ou commerciales et la plupart des IUT (Instituts Universitaires de Technologie). Même chose en version littéraire : la spécialité Humanités Littérature et Philosophie sera demandée pour suivre une classe préparatoire ; idem, il semble logique que vous fassiez des SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) si vous souhaitez intégrer une école vétérinaire ou une formation paramédicale. Mais avec la réforme du baccalauréat, ce ne sont plus des règles absolues et de nombreuses formations moins sélectives laissent plus de marge de manœuvre aux étudiants. À vous de bien vous renseigner concernant les attendus des formations supérieures et d’adapter votre choix d’enseignements de spécialité en fonction des études visées. Bonne nouvelle : de bons résultats peuvent vous permettre d’intégrer une formation que vous n’auriez peut-être pas envisagée sans cette réforme…

Les bulletins scolaires, plus « importants » que les spécialités ?

Oui, c’est avant tout un bon dossier qui vous donnera vos chances d’intégrer une formation de l’enseignement supérieur. Même si certaines licences nécessitent de choisir des enseignements de spécialité spécifiques – licences scientifiques ou licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), par exemple.

Mais on ne parle pas d’interdiction, plutôt de recommandation. Et ces recommandations ne dépendent que de votre réussite dans les études. En résumé, pour intégrer une formation qui vous tient à cœur, c’est avant tout votre bulletin scolaire qui sera pris en compte et non les matières que vous suivez. C’est d’autant plus vrai pour les formations non sélectives. Vous l’avez compris, autant enclencher d’emblée ce cercle vertueux : choisir à la fois des spécialités qui vous plaisent et celles dans lesquelles vous réussirez et que vous validerez en décrochant le bac. S’épanouir en faisant ce qu’on aime : qui dit mieux ?

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