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Quel est l’état d’esprit en prépa ?

4 minutes
Publié le 03/11/2020 - Mis à jour le 16/11/2020
L'Étudiant

Math sup, hypokhâgne, Physique et Technologie (PT)… Élève de terminale, vous vous apprêtez à intégrer une classe préparatoire ou lycéen(ne) de première, vous souhaitez vous renseigner avant de trancher ? Le travail ne vous fait pas peur, mais l’esprit de compétition, ce n’est pas forcément pour vous. Est-ce une fatalité en prépa ? Pourrez-vous vous y épanouir ? Oui ! Car l’esprit d’équipe y règne aussi. Démonstration.

Une sélectivité liée à la progression de l’élève

Le but des deux années intenses de classe préparatoire, c’est de décrocher le pompon. Traduction : intégrer la meilleure école possible. Pour obtenir le Graal, il faudra performer aux concours. Et qui dit « concours » dit « classement ». Logique, donc, que dès la première année, les élèves soient classés. Certains professeurs – mais ce n’est pas toujours le cas – rendent même les copies dans l’ordre des notes, ce qui peut être déstabilisant, surtout si on a toujours eu l’habitude d’être en tête de classe ! C’est un fait, en prépa, vous serez toujours évalué(e) en fonction des autres. Une nuance toutefois : ce n’est pas votre classement qui importera le plus au concours, mais bien votre progression individuelle tout au long de l’année. Alors, on respire.

À chacun son débouché

Quand on y réfléchit bien : dans le cadre d’un concours, le dernier aura forcément sa place dans une école, même si ce n’est pas « la meilleure » selon ses critères. Et tout dépend des filières : en section scientifique, par exemple, il y a de la place pour tous les élèves de prépas. Le concours des Arts et Métiers, notamment, est réputé moins sélectif.

Vous êtes un(e) littéraire ? En plus de la sacro-sainte rue d’ULM, des places sont à prendre en écoles de management, IEP de province ou au Celsa (École de journalisme et de communication). Tous ces « plans B » sont d’excellentes alternatives.

Enfin, les retours d’expérience montrent que la pression est souvent moins forte dans les prépas de province. Et à l’exception des classes préparatoires parisiennes les plus exigeantes, dans beaucoup d’établissements, seuls quelques étudiants bénéficient d’un entraînement intensif, les autres se positionnent très vite sur des objectifs plus « abordables » (école ou université) avec à la clé, de la pression en moins.

Tous dans le même bateau !

En résumé, si « prépa » rime avec « tri sélectif », il existe toujours des portes de sortie. Compétition ? Bien sûr, le concours en est une. Mais cela ne signifie pas que vous nagerez dans un océan de requins prêts à s’entredévorer. Au contraire, tous les élèves partagent ici un même état d’esprit : celui d’avoir été recruté dans une classe exigeante. Et chacun sait pourquoi il est là. La vérité, comme souvent, se situe à mi-chemin des clichés : en classe préparatoire, l’esprit de compétition se mixe avec une certaine idée de la solidarité.

La force du collectif

En clair, esprits d’équipe et de compétition vont de pair ; ils sont plus ou moins marqués selon la prépa et son degré de sélectivité. C’est pourquoi les enseignants encouragent le travail en petits groupes, une façon très efficace de nouer des liens, de ne pas se retrouver isolé et aussi (surtout) de progresser.

Dans les prépas scientifiques, notamment, le travail en binôme fait des merveilles : la mise en commun des connaissances permet d’avancer ensemble, en s’appuyant sur les points forts de l’un et en comblant les lacunes de l’autre… et vice versa. La même méthode est recommandée dans les matières littéraires, mais par groupes de trois ou quatre, ce qui permet d’assimiler beaucoup de connaissances, notamment en histoire, une matière phare. Si en plus ces échanges donnent lieu à des fiches thématiques mises à disposition de tous ou à des débats permettant d’argumenter – sur un cours, un point du programme, une lecture utile, etc. – on ne peut qu’applaudir.

Les professeurs à l’honneur

Même dans les classes préparatoires les plus sélectives, les enseignants sont avant tout soucieux de la réussite de leurs élèves. Il faut en profiter et ne pas hésiter à s’appuyer sur leur expérience et leur demander des conseils pour travailler le plus efficacement possible, ce qui ne veut pas dire forcément plus, mais mieux.

Dans de nombreuses classes, les équipes enseignantes ont même mis en place des sites Internet collaboratifs qui permettent à chacun de partager des documents utiles, des conseils de méthodologie, etc. Un vrai travail d’équipe.

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