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Des études supérieures sans le bac, c’est possible !

4 minutes
Publié le 02/11/2020 - Mis à jour le 16/11/2020
L'Étudiant

C’est un fait, le précieux sésame vous a échappé. Pourquoi ne pas envisager ce revers temporaire comme une occasion de rebondir ? Vous pouvez choisir de le passer à nouveau, bien sûr, mais sachez que les possibilités d’étudier et de décrocher un diplôme sans le baccalauréat sont multiples. Que faire sans le bac ? On vous dit tout.

Même joueur rejoue

Vous ne voulez pas vous avouer vaincu(e), donc c’est décidé, vous allez repasser le bac. Si vous êtes sûr(e) de vous, demandez-vous si ça ne vaudrait pas le coup de tenter une autre spécialité, pour multiplier vos chances de succès, si celle que vous aviez choisie ne vous semble finalement pas la bonne. Avec la réforme du nouveau bac, c’est possible ? Oui ! Mieux : vous aurez la possibilité de conserver certaines notes pour ne pas repasser toutes les épreuves. Les matières ne sont plus les mêmes ? Des « correspondances » ont été prévues, en respectant bien sûr une cohérence avec votre série initiale. Bref, vous le voyez, cette option est tout à fait envisageable. Rassuré(e) ?

Droit, secteur tertiaire, sport… une mine de possibilités

Vous dites adieu au bac, mais vous souhaitez continuer à étudier ? Bonne nouvelle : si vous voulez poursuivre des études sans le bac, il existe des diplômes d’études supérieures accessibles aux non-bacheliers.

L’une des voies royales pour reprendre des études sans le bac est la capacité en droit. Préparée dans les facultés de droit, mais aussi au Centre National d’Enseignement à Distance (CNED) pendant deux ans, elle dispense une formation de base dans le secteur juridique. Ce diplôme national de même niveau que le bac permet de rejoindre une première année de licence en droit à l’université (voire directement une deuxième année au-delà de 15 de moyenne). Pas envie d’étudier à la fac ? La capacité en droit ouvre aussi la possibilité de poursuivre en Diplôme Universitaire de Technologie – le DUT est en cours de réforme, renseignez-vous – Carrières juridiques ou de préparer un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) Notariat. Elle peut être utile si vous envisagez de présenter les concours de la fonction publique de catégorie B, accessibles avec le bac, au minimum. Médico-social, administration, police, petite enfance… À vous de choisir le domaine dans lequel vous ferez carrière.

Vous êtes sportif(ve), vous avez au moins 18 ans, un bon niveau dans votre discipline (une trentaine au choix) et vous envisagez d’en faire votre métier ? Vous pouvez décrocher un BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) délivré par le ministère des Sports. Cet équivalent d’un bac pro permet d’exercer comme éducateur sportif en libéral ou comme salarié dans un club. Ça motive ! Les Directions Régionales et Départementales de la Jeunesse et des Sports (DRJJSCS et DDCS) sont là pour vous aiguiller.

L’option BTS est aussi à envisager, car non, le bac n’est pas obligatoire pour préparer un Brevet de Technicien Supérieur. Vous ne le saviez pas ? Certes, la plupart des établissements l’exigent, mais quelques lycées privés hors contrat permettent à des candidats ayant le niveau bac d’accéder à une centaine de spécialités – secteurs agricole, industriel ou tertiaire. Et si (on ne va pas se le cacher), les établissements privés hors contrat ont des taux de réussite plus faibles que les Sections de Technicien Supérieur (STS) privées sous contrat et les STS publiques, ça vaut le coup de se renseigner. Notez aussi que la formation dans un établissement privé est payante.

Étudiez en apprenant un métier

Vous avez bien réfléchi, vous en avez parlé autour de vous et vous avez choisi l’option « professionnalisation ». Là encore, ce ne sont pas les solutions qui manquent pour continuer les études sans le bac : de la communication aux arts appliqués en passant par le commerce ou la gestion, de très nombreuses écoles spécialisées privées proposent aux non-bacheliers de les former en deux, trois ou quatre ans. Avant de sauter le pas, réflexe de bon sens, allez visiter les écoles qui vous intéressent, posez toutes les questions sur les modalités de la formation et ses débouchés professionnels (« Combien de temps vais-je passer en entreprise ? » « Est-ce que ce secteur recrute ? », etc.). Un élément important : mieux vaut que l’école choisie ou visée délivre un titre inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) attestant que cette formation assure un niveau de qualification professionnelle. Tous ces éléments sont validés ? Vous voilà paré(e), il n’y a plus qu’à se lancer.

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