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CPGE : comment choisir sa classe préparatoire ?

5 minutes
Publié le 03/11/2020 - Mis à jour le 16/11/2020
L'Étudiant

Vous pensez peut-être que les classes préparatoires sont réservées aux titulaires d’une mention « très bien » ? Détrompez-vous, il existe différentes formes de prépas aux ambitions et rythmes très variés. Alors surtout, ne vous autocensurez pas. Foncez !

Les CPGE, ou Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, regroupent trois familles différentes.

Le podium des prépas

La première famille de classes préparatoires réunit celles des grands lycées parisiens et versaillais comme Henri-IV, Louis-Le-Grand ou Sainte-Geneviève. Situées au sommet du classement des CPGE, ces prépas très compétitives exigent de leurs étudiants qu’ils fournissent une quantité de travail très conséquente et ne recrutent presque que des élèves ayant obtenu la mention « très bien » au bac. Les étudiants qui l’intègrent ambitionnent de rentrer dans des écoles de renom comme Polytechnique, Télécom Paris, Normale Sup (École Normale Supérieure), HEC, ESCP Europe ou encore EM Lyon.

La deuxième rassemble les bonnes prépas des lycées parisiens à l’instar de Chaptal, Jules-Ferry, Notre-Dame du Grandchamp, mais également celles des grandes villes en région comme le lycée du Parc, à Lyon, Pierre-de-Fermat à Toulouse, Montaigne à Bordeaux ou Chateaubriand à Rennes. Elles se situent donc en deuxième ligne dans le classement des classes préparatoires. Pour y pénétrer, une mention « bien » suffit en général (et parfois « assez bien »). Toutefois, les élèves doivent être prêts à étudier à un rythme soutenu. Les étudiants de ces prépas parviennent aussi à intégrer des écoles de très bonne réputation.

La troisième concerne les prépas dites « de proximité », dans des villes de taille moyenne ou en banlieue parisienne. Elles aussi ambitionnent de mener les élèves qui en ont le potentiel vers les grandes écoles, mais dans une ambiance plus « familiale » et moins stressante. Chaque année, toutes les écoles de commerce et d’ingénieurs ne parviennent pas à « faire le plein », c’est pourquoi il ne faut surtout pas hésiter à taper à la porte de ces établissements pour tenter sa chance.

Prépa scientifique : cap sur les écoles d’ingénieurs

Il existe deux principales formes de prépas scientifiques que les élèves choisissent selon leur appétence pour la matière dominante. Bon à savoir : l’étudiant ne se ferme aucune porte en choisissant l’une ou l’autre de ces prépas.

  • La CPGE MPSI (Mathématiques-Physique et Sciences de l’Ingénieur), comme son nom l’indique, se compose de davantage d’heures de maths.
  • La CPGE PCSI (Physique-Chimie et Sciences de l’Ingénieur) met l’accent sur la physique- chimie.
  • La CPGE PTSI (Physique, Technologie et Sciences de l’Ingénieur) fait la part belle aux sciences industrielles et aux technologies. Elle est souvent privilégiée par les étudiants qui ne se sentent pas tout à fait au point en mathématiques ou en physique-chimie.
  • La CPGE BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre), de plus en plus plébiscitée, est choisie par les étudiants souhaitant se diriger vers les écoles d’ingénieurs agronomes ou des formations orientées vers les métiers de l’environnement. C’est aussi la voie royale pour intégrer une école vétérinaire.

La prépa commerciale pour viser les grandes écoles de commerce

Il existe quatre grands types de classes préparatoires économiques et commerciales.

  • La prépa EC (Économique et Commerciale), plus connue sous l’appellation « prépa HEC », prépare aux grandes écoles de commerce.
  • La prépa ECS (Économique et Commerciale option Scientifique) concerne les bacheliers ayant opté pour un parcours avec une spécialité Mathématiques. Très complète, elle intègre à la fois 10 heures de maths par semaine ainsi que des cours de culture générale, de langues et d’histoire.
  • La prépa ECE (Économique et Commerciale option Économique) s’adresse aux bacheliers ayant choisi un parcours avec une spécialité Sciences Économiques et Sociales ou Mathématiques. Elle se compose aussi de nombreuses heures de mathématiques et de cours d’histoire économique.
  • La prépa ECT (Économique et Commerciale option Technologique) est adaptée aux bacheliers STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion). On y retrouve des mathématiques en plus petite quantité, mais également du droit, de l’économie, des langues et de la culture générale.

La prépa littéraire (hypokhâgne) : l’ENS en ligne de mire, mais pas que

On retrouve deux grands types de classes préparatoires littéraires.

  • La prépa Lettres (A/L) propose un tronc commun en première année qui se divise ensuite en deux voies : le parcours classique avec du latin-grec pour préparer l’ENS (École Normale Supérieure) Paris ou le parcours moderne qui comporte plus de géographie afin d’intégrer l’ENS Lyon. L’ENS forme à l’enseignement et à la recherche, notamment en sciences fondamentales et expérimentales, en lettres et sciences humaines…
  • La prépa Lettres et Sciences sociales (B/L) comporte des cours d’économie, de sociologie et de mathématiques. Sur le principe, elle est dédiée aux bacheliers ayant plutôt choisi des spécialités littéraires, mais les profils scientifiques et économiques y réussissent encore davantage. Elle vise à intégrer l’ENS Paris, Paris-Saclay ou Lyon. En cas d’échec, ou si l’étudiant choisit une autre voie, cette prépa littéraire ouvre aussi les portes des écoles de commerce, de traduction (ISIT et ESIT), du Celsa (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication), de certains Instituts d’Études Politiques (IEP) ou de l’université Paris-Dauphine. Il faut parfois passer par un écrit supplémentaire ou un oral.

Une fois admis(e) en CPGE, faites-vous confiance

L’image véhiculée par les grandes écoles est souvent impressionnante de l’extérieur. Mais retenez une chose : si vous êtes admis(e) en prépa, c’est que vous en avez le niveau. En revanche, où que vous soyez, il faudra ensuite donner le meilleur de vous-même. Pour cela, il faut que vous vous sentiez dans des conditions optimales : certains voudront quitter le nid familial et s’épanouiront dans un internat ou un foyer, d’autres seront plus à l’aise en restant au domicile familial. Dans tous les cas, la vie courante ne doit pas être une charge, afin que vous puissiez vous concentrer au maximum sur vos études.

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