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L'alternance dans une start up - un exemple chez Hoali

5 minutes
Publié le 06/04/2021
Par Lenaick HEMERY - Crédit Agricole

Résumez-vous en quelques mots ?  

Passionné, engagé et optimiste

 

Quel est votre parcours scolaire ?  

J'ai fait un bac scientifique dans un premier temps. Après une année de médecine, je me suis engagé dans le parcours du droit parce que j’aimais la vision politique. On m’a proposé de poursuivre par un DEA Master 2, sciences juridiques de la mer, qui était autour des questions maritimes dans lequel je me suis engagé. Déjà à l’époque, je n’étais pas dans l’envie de faire du droit ma vocation. 

 

Quel est votre parcours professionnel ?   

Mon parcours professionnel a toujours été guidé par des projets que j’avais envie de mener. Après mes études, je me suis dirigé vers la recherche de sponsors pour des projets de course au large. Durant mes études, j’effectuais déjà ses actions car je faisais de la voile en compétition. Ce qui me motivait énormément était la question maritime. 

Après une rencontre avec un photojournaliste, j’ai décidé de l’accompagner afin de trouver des moyens pour financer ces reportages. Ce que je trouvais intéressant était qu’il y avait une valeur sociétale forte, puisqu’il amenait des regards sur le monde. 

Par la suite, je suis devenu directeur et fondateur d’un festival de photojournalisme qui représentait un enjeu sociétal fort. 

Parallèlement à ce projet, ma frustration était que cela m’éloignait des enjeux maritimes. Je vivais ce projet comme une parenthèse, en me disant qu’il était intéressant de porter un festival photo journalisme avec un impact sociétal fort mais cela m’écartait de ma passion première : la mer. 

Pendant que je travaillais sur ce festival qui a duré 7 ou 8 ans, entre les années de création et les premières éditions, je me demandais comment je pourrais travailler sur les questions maritimes de la même manière, c'est-à-dire, en ayant un impact sociétal et un moyen de protéger les océans. 

C’est dans ce contexte que, petit à petit, a émergé le projet d’Hoali.   

 

Qu’est-ce que Hoali ?   

Hoali est une entreprise qui vise à réduire l’impact des consommations sur l’environnement, qui est inspiré par la mer, et dont l’objet est de donner les moyens aux individus d’être les éco citoyens qu’ils ont envie d’être. 

 

Quand avez-vous décidé de créer Hoali ? Quelles sont les étapes pour créer une start-up ?

L’idée de Hoali est née en 2009, quand j’effectuais une promenade sur la plage, j’avais l’habitude de ramasser des déchets. Et ce jour, j’ai décidé de publier une photo de ces déchets sur Facebook et ce post a engendré beaucoup d'interactions. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il y avait des choses à faire entre le numérique et l’action environnementale.

L’étape qui a suivi était la période d’incubation et elle a duré un certain temps, elle a permis de cibler et d’analyser ce que Hoali allait être et proposer. Une fois ces analyses faites, nous sommes entrés dans une phase d’accélération. 

 

Vous avez fait le choix de recruter des alternants, pourquoi ?  

Parce que nous souhaitons accompagner la transition écologique et la mutation des modes de consommation, nous avons besoin d’être en prise avec la génération de consommateurs suivantes.

Avec mon associé, recruter des alternants nous permet d’avoir une vision très inclusive dans l’entreprise et transgénérationnelle. Il y a, dans notre culture, une logique de transmission qui est importante, cela nous paraissait naturel d’intégrer cette partie transmission en interne à l’entreprise. En plus de cela, les dispositifs d’aide à l’embauche d’apprentis de l’Etat mises en place ont été de fortes incitations, cela nous a permis de franchir le cap. 

Comme nous nous inscrivons dans le long terme, nous avons envie de former des individus avec un ADN Hoali, de bien faire intégrer la culture d’Hoali et former ses propres collaborateurs. 

 

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes souhaitant trouver leur voie ? Et à des jeunes souhaitant accéder à l’alternance ?

Un des premiers enjeux, c’est de bien s’écouter soi-même sur ce que l’on veut faire, trouver son propre moteur, c’est à dire, sa raison d’être professionnel. Il faut être le plus honnête avec soi-même pour ne pas se laisser emporter par son environnement personnel et ne pas entrer dans le projet des autres. 

Ensuite, il faut évaluer si votre moteur et la raison d’être du véhicule professionnel (l’entreprise où vous souhaitez être ou que vous apprêtez à rejoindre) sont alignés. 

Sur la question de l’alternance, je pense que c’est le meilleur outil, mêler la pratique et la théorie est le meilleur moyen d’apprendre, cela vous permet d’être confronté à la réalité car il s’avère que souvent, la formation est un peu décalée avec les réalités concrètes du terrain. 

Être directement en confrontation avec ces réalités, avec la souplesse d’adaptation, c’est un véritable plus. 

 

Selon vous, comment motiver les jeunes à la recherche d’une alternance, emploi, stage en temps de crise sanitaire ?  

La période actuelle n’est pas simple concernant l’alternance. Le télétravail, les phases de confinement, le fait de ne pas être dans un contexte physique d’entreprise et de vie professionnelle sont des facteurs compliqués. La réalité est de s’adapter à la société et au contexte. Plus le job que vous ferez aura du sens pour vous, plus ces difficultés seront surmontables. 

Certaines personnes ont trouvé le sens de leurs métiers de différentes manières : dans l’ambition, dans l’envie de se mettre au service d’une équipe ou encore dans l’aspect financier...

Pour bien vivre cette période difficile et bien cranter dans la vie professionnelle, il faut bien évaluer votre moteur, ce qui vous motive et le bon véhicule. 

 

Avez-vous des choses à ajouter ?  

Il faut garder espoir et sortir de cette crise par le haut, c'est-à-dire, d’avoir à engager les mutations de la société qui nous donne les moyens de la résilience des situations de ce type, et surtout, une transition qui réduise la possibilité d’une nouvelle crise.

 

Il faut avoir une approche constructive, on ne doit pas résister mais créer le monde futur.  

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